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Mali : Le sauvetage en vue

Le Mali se meurt à petit feu et cela n’a pas commencé aujourd’hui. Les événements que vit le peuple malien dépassent la capacité d’analyse du régime commandé par un faux orgueil et dominé par la plus petite des difficultés qui surgissent çà et là.  La signature de l’accord de paix n’aura été qu’un coup de bluff d’autorités ligotées, obligées, trimbalées et muselées par les groupes armés et une partie de la communauté internationale.

L’ex-président Amadou Toumani Touré, après des choix à l’africaine dénués, de toute vision politique réelle, a payé les frais de son social et de son laxisme. Le finisseur idéal de la révolution contre Moussa Traoré avait de la légitimité qui lui permettait de mieux faire, mais hélas, il a suivi son clan et ses amis, sa famille et son cœur qui l’ont aidé à dégringoler dans le vide. Il ne peut aujourd’hui décider pour ce pays mais ses options sont devenues une marque de fabrique sur laquelle s’adossent IBK et ses amis du gouvernement.

La caution de la majorité parlementaire au vote de la loi pour l’installation des autorités intérimaires, était une autre illustration de la légèreté avec laquelle le règne est fait au Mali. En réalité, le pays va de mal en pis et les voix qui défendent encore le Mandé Massa le font avec retenue car les faits dramatiques sont indéniables.

La formule n’est plus là, les choix sont inadmissibles et le cri du peuple négligé et sous-estimé.  Que devrait faire un peuple attaqué sous le nez et à la barbe du monde entier ? Quelle paix obtiendrait-on lorsque les violences sont permanentes et multidimensionnelles ?  L’Etat malien ne fait que prendre à témoin ceux qui ont mis le pays sous tutelle. Civils et militaires tombent chaque jour presque. La France fait ses opérations volontiers, la CMA se renforce et les djihadistes refont surface du nord au Sud.

La marque du Mali est déjà connue, c’est celle du dialogue dont les racines sont ancrées dans les profondeurs abyssales d’un peuple qui doit à l’unisson redéfinir ses

   Si ATT pouvait et si IBK savait le Mali ne serait pas l’humiliation qui ôte à chacun de ses citoyens le sommeil et le gout de la vie. L’un comme l’autre n’ont jusque-là pas écouté le souffle populaire, la conviction majoritaire des maliens, les cheveux dans le vent, sur le champ de l’honneur pour délivrer la mère patrie.

 

Ammi Baba Cissé ABC

 

Source: Le Figaro Du Mali

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