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IBK et l’épreuve

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   Un mot plein de sens et d’émotion, la réconciliation est devenue un refuge pour des acteurs qui ne respectent rien. La logique veut que tout le monde soit associé pour arriver à quelque chose de social et national.

Ceux qui ont foutu le bordel ne sont pas à sous-estimer. Le Mali est entre les mains de ceux qui ont été dignement logés et entretenus par les vingt ans de démocratie qu’ils dénoncent souvent eux-mêmes. Les fondements de la réconciliation interdisent les accusations fallacieuses, les menaces et les chantages.  Cette traversée infernale du pays est due, à une grande partie, aux hommes qui prétendent proposer aux maliens paix, sécurité et développement.

Si le procès du général Moussa Traoré a eu lieu, rien ne doit empêcher des sanctions suite aux actes insolites des régimes successifs, rien ne doit arrêter la machine judiciaire quel que soit l’ouvrier à la manœuvre et quelle que soit la graine à moudre.

Les surfactureurs de la République, les inondations du 28 Aout 2013, les événements des 17 et 21 Mai à Kidal, les incendies survenus dans les différents marchés de la capitale, les exactions et les crimes d’Aguelhok, les évènements du 30 Avril 2012, l’attentat contre le général Ould Meydou, les engrais de mauvaise qualité, les attentats de Sévaré et de Bamako, la liste n’est pas exhaustive.

La réconciliation n’est pas d’offrir aux groupes armés des avantages et des mirages dans un accord forcé paraissant comme une bombe à retardement. La réconciliation, c’est mettre de côté la politique politicienne, maintenir les maliens à équidistance de la loi sans favoriser une zone ou une ethnie au détriment de la tranquillité d’une République et d’un pays qui aura tout vécu.

Ammi Baba Cissé    ABC

 

Source: Le FIGARO DU MALI

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