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Processus budgétaire 2018 : «Les perspectives économiques pour 2018 sont favorables, la croissance du PIB réel devrait rester robuste à 5,2%…» dixit Boubou Cissé

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Dr Boubou Cisse

Le Cadre stratégique pour la relance et le développement durable (CREDD) 2016-2018 a organisé, du 23 au 24 février à l’hôtel Salam, un atelier national de concertation pour le lancement des travaux de préparation du Projet de budget d’Etat 2018 et les documents de programmation pluriannuelle de dépenses et projet annuel de performance (DPPD-PAP). Il était placé sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances,  Boubou Cissé.

Cet atelier de concertation, qui marque le lancement du processus budgétaire 2018, devenu une tradition, est un cadre annuel de concertation entre les différents acteurs du processus budgétaire. Entre les acteurs réunis, il offre l’opportunité d’engager de fructueuses discussions avec la Direction générale du budget. Et son objectif est, d’une part, de favoriser l’échange et la concertation entre les acteurs chargés de la mise en œuvre de l’action publique, de la gestion budgétaire des partenaires au développement et d’autre part, de renforcer le caractère participatif du processus de préparation du budget d’Etat autour des thèmes importants du processus décisionnel des choix budgétaires.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, a déclaré que l’atelier intervient dans un contexte de stabilité macroéconomique nonobstant un environnement économique international incertain, et la situation sécuritaire fragile du pays. «Le taux de croissance pour 2016 (5,4%) et 2017 (5,3%) sera robuste et supérieur à son niveau structurel et tendanciel de l’économie de 5%, en raison notamment de l’impulsion du secteur agricole et les politiques économiques en faveur de l’investissement. Quant à l’inflation, elle reste maîtrisée et restera contenue à 1% en 2017 contre 0,5% en 2016», a-t-il affirmé.

Le ministre a révélé qu’en matière d’exécution budgétaire, en 2016, l’objectif de mobilisation des recettes fiscales a été atteint et au niveau des dépenses, le déficit s’est amélioré, ce qui dénote une non-maîtrise des dépenses. «Pour l’année 2017, elle se poursuivra avec un objectif mettant l’accent sur la mobilisation des ressources intérieures et une amélioration de la qualité des dépenses», a rassuré le ministre Cissé.

Selon toujours le ministre Cissé, les perspectives économiques pour 2018 sont favorables, la croissance du PIB réel devrait rester robuste à 5,2%, tandis que l’inflation devrait légèrement se situer à 1,3%. Cependant, «les perspectives sont sujettes à certains risques, provenant principalement de la conjoncture au niveau de l’environnement international marqué par les contrecoups des cours des matières premières, mais aussi de la fragile situation sécuritaire du Mali», a-t-il souligné.

«Cette stabilité macroéconomique doit être consolidée et renforcée à travers un budget qui améliore la qualité de la dépense, en dépensant efficacement les ressources limitées pour créer l’espace budgétaire nécessaire aux dépenses favorisant la croissance. L’introduction de la culture de la GAR devra faciliter l’atteinte de cet objectif», a recommandé le ministre de l’Economie et des Finances.

Après avoir rappelé quelques difficultés reconnues, le ministre a invité l’ensemble des acteurs à œuvrer pour la bonne marche du processus afin de permettre à notre pays d’être parmi ceux appliquant le budget programmes comme mode de gestion budgétaire basé sur le résultat. Pour relever ce défi, il a recommandé une synergie d’énergie pour conduire les arbitrages budgétaires en mode programmes en tenant compte de la performance dans les allocations budgétaires ; à poursuivre la désignation des responsables des programmes ; à interfacer la base des données de l’exécution du budget en dépense et la base des données du paiement de la dépense et la comptabilité publique ; à améliorer le contrôle à priori pour le rendre plus allège tout en préservant la qualité de l’exécution du budget et à assurer la jonction entre la réforme administrative et la réforme financière.

L’objectif du Cadre stratégique pour la relance et le développement durable (CREDD) est de mettre le Mali sur la trajectoire d’un pays émergent en se fondant sur la promotion d’une croissance inclusive et durable ; l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base ; le renforcement du développement institutionnel et durable. Le ministre Boubou Cissé a souligné qu’il reviendra aux Départements ministériels de traduire ces objectifs et mesures dans les documents budgétaires, pour une meilleure prise en charge dans le budget 2018.

AMT

 

Source: Le Débat

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