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Traoré Henriette Samaké

Édito : l’école malienne à la dérive

Édito  l’école malienne dérive

Hé….Bè bi, i Ba  bolo !
Qui l’aurait cru au lendemain du 26 Mars 1991, que l’École Malienne serait bafouée et piétinée par ceux même qui sont sortis de ses entrailles en privilège? Mais hélas, hélas, l’école malienne​ est à l’agonie. Et pour cause, les acteurs principaux  du système éducatif de l’ère démocratique ont abandonné cette école. Laissé pour compte, l’enseignement public qui a formé la crème de l’administration  d’Etat,  marche au rythme de la médiocrité.  A qui la faute ? Aujourd’hui les uns et les autres se rejettent la responsabilité de cet échec. En cette année 2017, après ce qu’on peut appeler la « tempête », beaucoup ont retenu leur souffle. La grève illimitée de certains syndicats de l’éducation nationale a ébranlé plus d’un, l’opinion nationale. Entre légitimité des revendications des enseignants  et avenir des élèves, l’Etat devrait jouer avec intelligence et pédagogie. Signer un accord est une chose, l’appliquer en est une autre. Si le gouvernement a réussi pour le moment  à éviter l’année blanche au niveau secondaire et fondamental, l’hémorragie par contre au niveau supérieur persiste. Sauver une année académique résout t-il la question de la performance de l’école Malienne. L’heure est grave. Sous les regards, inquiets, impatients et inquisiteurs des pauvres face à l’indifférence de certains cadres du pays, l’avenir des enfants est  menacé. C’est le sauve qui peut. Hé….Bè bi Babolo ! Chacun pour soi, Dieu pour tous. À quand un Messie pour la grande Fondation pour un Mali qui n’arrive pas à se distinguer? C’est à dire que si rien n’est fait pour renverser la tendance l’enfant du malien moyen encore moins du pauvre, n’aura aucune chance pour s’instruire. La vérité est unique. Elle est dure à accepter. Elle rougit les yeux, mais ne les casse pas. N’est il pas temps pour les victimes de comprendre que l’École Malienne politisée, instrumentalisée par les politiciens ne porte profit qu’aux dirigeants et aux arrivistes qui s’en ont servi pour se hisser au sommet? Il suffit de faire un retrait total de la politique pour y insuffler un peu D’oxygène. Jetons  un regard autour de nous pour faire la différence des choses. Retroussons nos manches pour sauver notre école en détresse depuis plus de deux décennie.

Traoré Henriette Samaké

Édito  l’école malienne dérive

 

Source: Aube D’Afrique

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