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Grève dans les banques et assurances : Un coupé-à-court pour les usagers.

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Assemblée extraordinaire du Syndicat National des Assurances, Banques et Etablissement Financiers et Commerce du Mali (SYNABEF)

 

Le premier jour du mouvement social a été largement suivi au détriment de la clientèles  dans une atmosphère sinistre dans les agences principales des banques. Déclenchée depuis à la grande surprise des usagers , la grève de 72 heures du Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers et commerces du Mali (SYNABEF) laisse  croire à  une mobilisation triomphales. En premier chef, les responsables des banques. Ceux-ci se sont rencontrés hier matin au siège de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF). Quelques heures plus tard, dans l’après-midi et jusque dans la soirée, cette association a rencontré les grévistes. Il est sans nul doute loisible d’imaginer que les positions sont difficilement conciliables. L’un des protagonistes, la NSIA assurance, restait sur sa position.  jusqu’à preuve du contraire , les grévistes sont restés fermes et catégoriques : « Pas question d’observer le service minimum. La grève ira jusqu’à son terme si notre collègue n’est pas rappelé à son poste ».
Très tôt le matin, entre 7 heures et 9 heures , des usagers venus faire des opérations dans les différentes banques de la place constataient  avec étonnement et amertume que  les banques et assurances étaient en grève. Le service minimum n’était même pas assuré. Seuls les guichets automatiques fonctionnaient à travers la ville de Bamako.

Suite à cet échec des négociations, le  SYNABEF et la FENPECAB ont déposé, le 07 août dernier, un préavis de grève. Ce préavis demande, entre autres, l’annulation de la décision de licenciement, l’application stricte de l’article L277 du Code du travail. Selon cet article, le licenciement pour motif personnel d’un délégué du personnel ou d’un délégué syndical est soumis à l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail (articles L.263 et L.277 du Code du Travail).

L’enquête menée par ce dernier, selon le Guide d’usage des chefs d’entreprises et gestionnaires du personnel du CNPM, a pour but de vérifier que le licenciement n’a pas de lien avec les fonctions de représentation du salarié.

L’autorisation de licenciement ou le refus doit être, selon d’autres sources, documentaires, notifié à l’employeur et au délégué concerné. Le défaut de réponse de l’inspecteur du Travail dans les 15 jours du dépôt de la demande vaut autorisation de licenciement. Tout licenciement intervenu en violation de la procédure devant l’Inspection du Travail est nul de plein droit et le délégué sera établi dans ses droits, notamment sa réintégration dans l’entreprise. Aussi, ils demandent la révocation sans délai du directeur général de la NSIA et de son adjoint pour « irrespect délibéré et flagrant des lois maliennes »…

Ce licenciement abusif a-t-elle autorisé inspection du travail ?  Cette question reste sans réponse vue l’absence  directeur régional du Travail. Le personnel sur place en la personne d’inspecteurs du travail a catégoriquement a manifesté  sa réticence pour une explication des faits.

Faute d’avoir obtenu satisfaction à ces doléances dans le meilleur délai,  le syndicat a fait observer une grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire national à partir du 22 août 2017 à 00 heure jusqu’au 24 août 2017 à minuit », a indiqué son secrétaire administratif, Hamadou Bah lors d’une conférence de presse tenue le 09 août dernier.
Contacté depuis Sikasso où il participe à une formation entre les banques et les magistrats, le président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo, souligne qu’aucune « évaluation de l’impact de la grève n’est pour le moment effectuée ».

Espérons que les uns et les autres reviendront, plus vite que prévu, à la raison et feront les concessions nécessaires pour un dénouement heureux de cette crise qui paralyse l’activité économique et fragile notre pays aux yeux des investisseurs. A un moment où nous avons, plus que jamais, de besoin des flux des capitaux pour booster notre économie et créer davantage d’emplois pour la jeunesse.

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 La Rédaction

Source: L’Aube d’Afrique

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