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Gestion du pouvoir : Les 7 péchés capitaux de l’ère IBK

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Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à Paris, le 13 avril 2017. CRÉDITS : GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

 

Après le grand enthousiasme qu’a suscité l’avènement au pouvoir d’Ibrahim Boubacar Kéita, il n’a pas fallu un an de gestion des affaires pour que les citoyens découvrent avec amertume son vrai visage. Votre journal revient ici sur ce qui peut être appelé, les 7 péchés capitaux de ce régime.

A moins que ce régime change de cap ou de fusil d’épaule, il y aura à s’inquiéter durablement sur sa méthode de gestion du pouvoir. Il faudra une réelle volonté politique pour que l’espoir fondé sur ce gouvernement se concrétise un jour. Ce régime a révélé au grand jour ses véritables dérives. La plus frappante de toutes est la mise en évidence des conflits d’intérêt. Les craintes formulées par certains observateurs et critiques portaient sur la ligne de démarcation que pouvait faire le candidat entre sa famille et la recherche de l’intérêt général. Pendant la campagne électorale, le candidat à la présidence de la République avait expliqué qu’il ferait le bonheur des Maliens et que le Mali n’était pas un gâteau à partager. Mais il n’a pas fallu assez de temps pour réaliser que ses propos ne relevaient que d’arguments électoraux. L’engagement du gouvernement à faire du Mali un eldorado n’était que du bluff, car au-delà de la famille, c’est un clan qui gère le pays en ce moment. Il s’en est suivi la réduction du secteur agricole à la seule filière coton, que des observateurs considèrent comme la chasse gardée du nouveau président. On a aussi vu le fameux scandale de l’achat de l’avion présidentiel. En un an, le pays a connu plus de scandale financier qu’aucun régime n’a connu depuis 1960.

Ce gouvernement a aussi excellé dans la prolifération des marchés de gré à gré en plaçant le Conseil des ministres au-dessus de l’agence de régulation des marchés publics. De nombreux marchés ont ainsi été passés de gré à gré, sous le couvert du Conseil des ministres. Il en a été ainsi des marchés d’achat de l’avion présidentiel, de la rénovation du Secrétariat général de la Présidence et aussi de la liquidation des structures et entreprises d’Etat, pour cause de mauvaise gestion. C’est pour cela que la note de prescription du chef de l’Etat à l’endroit du ministre des finances d’assainir les finances publiques, avait été accueillie par des personnes avisées comme une décision en trompe-l’œil. Considérant que cette décision n’intervenait qu’après que le gouvernement ait terminé de passer tous les marchés juteux sous le modèle du gré à gré. Une autre duperie du régime concerne les audits du gouvernement qui, prétend-on, entreraient dans le cadre de la lutte contre l’impunité. Mais à l’analyse de ces audits, l’opinion s’est vite rendu compte qu’il s’agissait des audits ciblés au vu des personnes mises en cause et des périodes délimitées. Où en sommes-nous avec l’affaire de l’engrais frelaté, la surfacturation des chantiers de grands travaux lancés en grande pompe à travers le pays. Bref, une panoplie d’affaires de mauvaise gouvernance qui a mis à mal le quinquennat d’Ibrahim Boubacar Kéita à Koulouba. En 4 ans de pouvoir, beaucoup a été certes fait, mais le laxisme a sapé les efforts du Mandé Massa, surtout avec la naissance d’un nouveau groupe de riches très arrogants et insolents.

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A.D

Source: Le Point

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