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Le ministre Hamadou Konaté sur la brèche : L’efficacité dans la discrétion au service de la reconstruction nationale

 

C’est indéniable ! Sous Hamadou Konaté, le ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire a écrit ses lettres de noblesse. Cette embellie est due en grande partie à la constance du ministre à son poste pour travail bien fait et aux réalisations faites dans les tous segments du département. Il ne pouvait en être autrement si l’on sait que partout où il est passé durant sa carrière professionnelle, Hamadou Konaté a fait l’efficacité dans la discrétion sa devise. Sa reconduction dans le dernier gouvernement, le premier du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, en dit long sur la volonté des plus hautes autorités de le laisser poursuivre sa mission et consolider les acquis dans divers domaines de la solidarité et de l’humanitaire : assistance aux réfugiés, Assurance maladie obligatoire, le Régime d’assistance médicale, etc. Le tout vient s’ajouter aux actions menées en faveur de la reconstruction du Nord quand il avait la charge de ce secteur.

C’est le 8 septembre 2013 que Hamadou Konaté, alors chef adjoint de la Coopération luxembourgeoise, a été nommé dans le premier gouvernement d’Ibrahim Boubacar Kéita et Oumar Tatam Ly comme ministre du Travail et des Affaires sociales et humanitaires.

Depuis ce jour, grâce à ses actions salvatrices, il a été systématiquement reconduit dans le gouvernement au gré des remaniements et conserve toujours les segments de la Solidarité et de l’Humanitaire. Pour preuve : décret n°2013-721/PRM du 8 septembre 2013 (ministre du Travail et des Affaires sociales et humanitaires), décret n°2014-0250/p-RM du 11 avril 2014 (ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord ), décret n°2015-0003/P-RM du 8 janvier 2015 (même poste), décret n°2016-0022/P-RM du 15 janvier 2016 (2e personnalité du gouvernement), décret n°2016-0510/P-RM du 7 juillet 2016 (ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire), décret n°2017-0320/P-RM du 11 avril 2017 (même poste) et décret 2017-1034/P-RM du 31 décembre 2017 (même poste). Qui dit mieux !

Les raisons de la constance

L’un des baromètres d’appréciation d’un ministre, c’est sa capacité à défendre ses projets devant ses pairs et à les faire adopter. Sur ce plan, durant ces cinq dernières années, Hamadou Konaté a fait passer en conseil des ministres plusieurs dossiers qui font le bonheur de millions de Maliens dans les domaines de la solidarité et de l’humanitaire.

Parmi les plus significatifs, il faut noter le projet de loi portant code de pensions des fonctionnaires, des militaires et des parlementaires ; le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 instituant les pupilles en République du Mali ; le projet de décret fixant le cadre organique de la direction nationale du développement social ; le projet de décret portant approbation de la Politique nationale de protection sociale au Mali et le Plan d’actions de la protection sociale 2016-2018 ; le projet de décret portant modification du décret n°03-482/P-RM du 17 novembre 2003 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Centre national d’appareillage orthopédique du Mali (Cnaom) ; le projet de décret portant modification du décret n°02-287/P-RM du 30 mai 2002 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Observatoire du développement humain durable et de la lutte contre la pauvreté.

Tous ces textes participent du bien-être des Maliens. Au-delà, Hamadou Konaté a abattu un travail de Titan en faveur de ses compatriotes en situation difficile et pour le retour de la paix définitive au Mali.

A ce niveau, on ne peut occulter les dizaines de milliards injectés dans la reconstruction du Nord (et même du Centre) en termes d’infrastructures, de moyens logistiques et de matériels divers. En effet, dès le deuxième gouvernement de ce premier mandat du président Ibrahim Boubacar Kéïta, celui-ci a confié la Reconstruction du Nord au ministre Konaté.

Le Nord et le Centre servis

Immédiatement, les autorités ont mis en œuvre une approche de retour de l’administration dans les régions affectées par la crise malienne, à travers l’élaboration du “Programme d’urgence pour la relance du développement des régions du Nord” (PURD-RN). Objectif : réhabiliter les infrastructures dégradées suite au conflit armé.

Méthodique, cette mission confiée à Hamadou Konaté a été scindée en deux volets : la réhabilitation des infrastructures endommagées utilisant de façon optimale des ressources financières et des capacités locales et la mise en œuvre des projets/programmes d’investissements initiés au niveau local dans les secteurs de production et des infrastructures pour le désenclavement des zones touchées par la crise et la relance des activités économiques.

Pour la transparence du projet, le ministre a fait recours aux spécialistes en la matière et à l’accompagnement des autorités des régions bénéficiaires, impliquées dans les travaux du début à la fin. La raison est simple, ces autorités locales sont mieux indiquées pour connaître les priorités du moment en terme de besoins des populations.

Ainsi, le premier volet, placé sous la maîtrise d’ouvrage des gouverneurs, est mis en œuvre par les agences d’exécution des travaux (Agetipe et Agetier) à travers des conventions de maitrise d’ouvrage délégué. Leur choix s’explique par leurs procédures de passation de marchés plus rapides et leur expérience dans l’exécution de travaux similaires. Il faut noter que le financement du PURD-RN a été entièrement assuré par le Budget national.

La première phase (2013-2014) a permis la réhabilitation/construction des infrastructures et l’acquisition d’équipements pour les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal pour un montant total de 10 447 000 000 F CFA. Ce montant a été mobilisé à 100 % et exécuté à 95,34 %. Cela s’explique en grande partie par l’arrêt des travaux dans la région de Kidal suite aux événements des 17 et 21 mai 2014.

La deuxième phase (2014-2016), qui a concerné les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka, a mobilisé un montant total de 21 689 369 846 F CFA.

La troisième phase, prévue dans les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit et Ménaka pour un montant total de 7 700 000 000 FCFA, devait être réalisée en 2017.

Aux dernières nouvelles, les phases I, II et III avaient pu mobiliser en investissement un montant total de 32 336 369 846 F CFA sur une inscription  budgétaire de l’Etat de 39 836 369 846 F CFA, soit un taux de mobilisation de 81,17 %. Cette somme a permis la réalisation de 274 infrastructures immobilières dans les régions concernées ; l’acquisition de 120 véhicules 4×4, 893 motos, 559 Kits de matériels informatiques, 1119 bureaux, 703 fauteuils, 1212 chaises visiteurs et 1036 armoires.

Bon à savoir : le ministre Hamadou Konaté a été aussi un facilitateur dans l’ombre du retour de l’administration dans certaines localités du Nord et du Centre du Mali.

Retour massif des 20réfugiés

Au titre des actions humanitaires, près de 53 000 Maliens, qui avaient été contraints à l’exil (au Burkina Faso, Niger, Mauritanie et ailleurs en Afrique) suite la crise de 2012, ont volontairement regagné le pays. Ces retours, au-delà de la libération des régions du Nord, ont surtout été encouragés par les efforts du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaires qui facilite la réinstallation des rapatriés et améliore conséquemment leurs moyens d’existence. Cet élan de solidarité, soutenu par des partenaires humanitaires, s’est concrétisé dans les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka et Kidal par des donations de vivres, mais aussi des réalisations d’envergure sur des sites identifiés et aménagés pour accueillir les populations réfugiées.

Quand plusieurs réfugiés partaient des localités du Nord du Mali, c’était le chaos. A leur retour, ils ont trouvé des villes qui ont repris leurs activités économiques grâce aux soutiens de l’Etat et de ses partenaires. En plus des vivres, des forages ont été réalisés dans les villages, grâce auxquels, les femmes font du jardinage qui leur procure des revenus supplémentaires. C’est dire que le département en charge de la Solidarité et de l’Action humanitaire accorde une attention particulière aux rapatriés pour la renaissance des régions du Nord.

Dans ces régions, des centaines de milliers de personnes avaient été jetées sur les routes de l’exil. En leur absence, des maisons ont été saccagées ou détruites par manque d’entretien. Les biens personnels laissés lors de leur fuite ont été volés. D’où la nécessité d’appuyer les retournés à reconstruire leur cadre de vie. C’est en cela que s’emploie le ministère de la Solidarité, à travers notamment ses services déconcentrés qui ont contribué à améliorer l’accès à l’éducation, la santé, l’hygiène et l’eau.

Ainsi, 11 forages équipés de pompes solaires, de châteaux d’eau, de salles de classes, de postes de santé avancés ont été réalisés. S’y ajoutent les retenues d’eau, le surcreusement de puits à grand diamètre, réalisés au bénéfice de quelque 52 864 individus qui ont choisi de rentrer spontanément au pays. Ces rapatriés au Mali, dont 20 889 en provenance du Burkina Faso, 14 919 de la Mauritanie, et 17 056 du Niger, sont principalement dans les régions de Mopti (Kita, Koligri et Boni), Tombouctou (Tidjalalène, Amzakoma, Adjachou, Amanidermène), Gao (Tabankort), Kidal (Takalot, Tassik), Ménaka (Tabarak, Amouzegrène), etc.

Dans ces zones, le ministère continue de se rendre auprès des rapatriés pour juger de leurs conditions de retour et recueillir leurs préoccupations.

Cette volonté de soulager les populations est confirmée par bien d’autres actes posés dans le cadre de l’accompagnement au retour des réfugiés. En effet, le département, au-delà de la multiplication des points d’enregistrement de retour des réfugiés (plus d’une trentaine), a distribué 3161 tonnes de vivres, pour 1,3 milliard F CFA ; réalisé 1030 activités génératrices de revenus au profit des rapatriés pour environ 184 millions F CFA.

S’y ajoutent l’aménagement et la réhabilitation de 4 zones de retour des réfugiés dans les régions du Nord pour 230 millions F CFA et de 5 autres en cours d’aménagement pour 252 millions F CFA ; l’appui non alimentaire à 558 ménages pour 25,1 millions F CFA ; l’appui à la réhabilitation des abris en faveur de 279 ménages pour 12,5 millions F CFA ainsi que l’appui au transport des rapatriés par l’Organisation internationale des migrations, pour environ 2 millions.

Aussi, pour la mise à niveau des zones de retour des rapatriés, le ministère a, avec le soutien du HCR, identifié trente zones prioritaires de retour.

Si les conditions prévalant dans les zones de retour ne permettent pas encore d’envisager un retour organisé des quelque 142 386 réfugiés encore en exil dans la sous-région, le ministère et tous les acteurs (au niveau pays et sous-régional) sont mobilisés afin de réunir prochainement ces conditions. En attendant, le gouvernement du Mali s’attache à partager régulièrement avec les pays d’asile les informations sécuritaires et humanitaires des zones de retour des réfugiés afin que ces derniers puissent prendre des décisions éclairées pour leur retour qui doit toujours être volontaire et avoir lieu dans la sécurité et la dignité.

C’est d’ailleurs dans le cadre de la prise en charge des personnes déplacées internes et des réfugiées que le Mali a signé des accords tripartites avec le HCR, le Niger, le Burkina Faso, et la République islamique de Mauritanie.

Ces accords ont permis de définir un cadre légal du retour volontaire au pays des réfugiés maliens. Ce cadre a permis au ministère de la Solidarité, une première dans l’histoire, d’intervenir dans ces pays pour apporter une aide alimentaire à nos compatriotes. En effet, le département a effectué une distribution de vivres dans les camps de réfugiés au Burkina Faso (375 tonnes de riz et 17 tonnes de sucre pour un montant de 249 419 424 F CFA), au Niger (324 tonnes de riz, 129 tonnes de sucre et 13 fardeaux de thé pour 340 672 788 F CFA) et en Mauritanie (40 tonnes de sucre et 26 fardeaux de thé pour un coût total de 68 157 744 F CFA). Le coût total de ces interventions d’urgence au profit de nos compatriotes réfugiés et déplacés s’élève à 1 419 578 616 F CFA.

Il faut préciser qu’à l’intérieur du pays, les actions du ministère n’ont pas visé que les rapatriés, mais aussi les populations restées sur place et les déplacés internes retournés (au nombre 498 170).

Aussi, le département a distribué 8200 tonnes de céréales et des non vivres aux agents des forces de sécurité victimes de guerre dans les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudénit.

Solidarité envers tous !

Sans doute, l’histoire retiendra que c’est sous le ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Hamadou  Konaté que l’Assurance maladie obligatoire a connu son apogée. Vomie par la plupart des travailleurs au départ obligeant ses initiateurs à rendre son adhésion facultative, l’Amo renaît, aujourd’hui, de ses cendres et séduit à nouveau les Maliens à travers une politique d’accroissement de la capacité financière des structures de santé.

Convaincu que le destin de l’Amo est lié à la motivation des structures prestataires de santé, le département de Hamadou Konaté a investi, entre 2012 et 2017, plus de 43 milliards de F CFA  dans le remboursement des prestations de santé. Objectif : cultiver l’amour de l’Amo dans le cœur des Maliens.

De 2013 à nos jours, les Maliens ont rarement entendu Hamadou Konaté parler de son bilan à la tête du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire. “Ce sont les tonneaux vides qui font du bruit“, raconte un proverbe bambara. Mais au-delà de cet adage, d’autres motifs expliquent les réserves du ministre à flatter ses réalisations. En effet, le monde de la solidarité est très sensible et a horreur de la publicité. C’est pourquoi, le ministre Konaté parle peu (lui-même) des grands progrès réalisés dans le cadre de l’Assurance maladie obligatoire.

En effet, avec l’engouement suscité de nos jours autour de l’Amo, l’on peut dire que le défi a été relevé. Car, selon un responsable de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam), la structure reçoit en moyenne par jour une centaine de demandes d’inscription à l’Amo. Il y a donc un regain d’intérêt certain des Maliens vis-à-vis de cette forme de sécurité sociale.

Que dire du Régime d’assistance médicale qui permet à plus de 185 000 indigents de bénéficier gratuitement de soins de santé. C’est dire qu’avec Hamadou Konaté, l’accessibilité aux services de santé est un droit dont jouissent tous les Maliens, qu’ils soient riches ou pauvres.

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La Rédaction

Source: Aujourd’hui-Mali

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