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Un épais nuage de fumée noire pendant des attaques armées dans le centre de Ouagadougou, le 2 mars 2018 au Burkina / © AFP / Ahmed OUOBA

Burkina Faso : ce que l’on sait des attaques de Ouagadougou

22h 00. Les réactions affluent de tout le continent

Le président du Niger et président en exercice de la force régionale antijihadiste G5-Sahel, Mahamadou Issoufou, lui a fait écho en assurant que les attaques « ne feront que renforcer la détermination du G5-Sahel et de ses alliés dans la lutte contre le terrorisme ».

Je condamne fermement les attaques lâches et barbares de Ouagadougou et m’associe à la douleur du peuple burkinabé.
J’exhorte tous les pays ainsi que la communauté internationale à soutenir le pour éradiquer définitivement le terrorisme dans notre région. -IM

« Plus que jamais l’Afrique et la communauté internationale doivent se mobiliser pour faire front commun contre cette barbarie qu’il faut définitivement neutraliser », a renchéri le président guinéen Alpha Condé dans un communiqué.

Le gouvernement Ivoirien a adressé « au peuple frère du Burkina Faso toute sa solidarité et sa compassion », selon un communiqué de son ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakite.

21 h 52. Roch Marc Christian Kaboré « rester debout face à l’adversité »

Le président burkinabè s’exprime officiellement à travers un communiqué, à travers lequel il rend surtout hommage aux forces de sécurité du pays.

20 h 42. Clément Sawadogo, le ministre de la Sécurité a fait le point en fin de journée

« Le bilan que nous avons dressé est exact. 8 morts côté FDS et 8 morts côté assaillant », selon le ministre. « Pour l’heure, je ne saurai vous dire combien de personnes sont interpellées. Il revient à qui de droit pour vous le dire au moment opportun. » a t-il poursuivi.

 

Expliquant que « les assaillants ont pris par surprise l’Etat Major dans son aile Sud. C’était des Kamikazes. A l’Etat Major une réunion devrait se tenir dans le cadre du G5 Sahel. Mais la salle dans laquelle devait se tenir la réunion a été changée. La salle prévue au départ a été littéralement détruite. » Le ministre de la sécurité explique que l’État Major a été attaqué avec un véhicule bourré d’explosifs. « Les terroristes avaient des explosifs dont la charge est énorme qui peut occasionner des dégâts importants. » a t-il affirmé ce vendredi soir.

19 h 47. Le parquet de Ouagadougou ouvre une enquête

 

Le parquet de Ouagadougou a ouvert une enquête officielle et lance un appel à témoins pour identifier d’éventuels complices.

 

 

19 h 02. Dernier bilan

Les attaques de ce vendredi 2 mars serait de 16 morts : 8 assaillants et 8 militaires. Et 80 blessés dont 3 graves selon un bilan dans la soirée du ministre burkinabè de la Sécurité Clément Sawadogo. Mais selon plusieurs sources sécuritaires interrogées par l’AFP, au moins 28 personnes ont été tuées dans l’attaque contre l’état-major. Aucun Français n’a été tué ou blessé dans l’attaque contre l’ambassade de France, a-t-on appris de source diplomatique française.

17 h 16. Le président Roch Kaboré suit la situation de près

Selon le conseiller du président Roch Marc Christian Kaboré s’est entretenu avec les cehfs d’État français Emmanuel Macron et Nana Akufo-Addo du Ghana. Avant une reunion avec l’Etat-major sur la situation d’ensemble. On annonce que le président burkinabè s’adressera officiellement à la Nation ce soir suite aux attaques armées que Ouagadougou a connues ce 2 mars 2018 et qui ont fait plusieurs morts et des blessés au sein des forces de défense et de sécurité et de la population civile. Une délégation du gouvernement est au chevet des blessés.

@rochkaborepf en reunion avec l’Etat-major , monitore la situation d’ensemble et s’exprimera officiellement. Une délégation du gouvernement est au chevet des blessés. Le gouvernement appelle la population au calme

16 h 47. Une trentaine de morts dans l’attaque contre l’état-major des armées (sources sécuritaires)

Au moins 28 personnes ont été tuées vendredi dans l’attaque contre l’état-major des armées du Burkina Faso, dans la capitale Ouagadougou, selon plusieurs sources sécuritaires interrogées par l’AFP.

Deux d’entre elles ont fait état d’un bilan de 28 morts, et une autre source a évoqué un bilan d’« une trentaine » de morts dans l’attaque. Deux de ces sources sont françaises et la troisième ouest-africaine. Des sources militaires et sécuritaires burkinabè ont, elles, parlé d’une quinzaine de morts.

Au moins 75 personnes ont également été blessées, selon le directeur central des services de santé de l’armée burkinabè, le médecin-colonel Amado Kafando, précisant que ce bilan pourrait s’alourdir.

16 h 30. La gendarmerie dresse un bilan provisoire

La gendarmerie nationale annonce la fin des opérations et communique un bilan de 4 assaillants abattus à l’ambassade de France et 4 autres au niveau des bureaux de l’Etat-Major général des armées.

14 h 10. Le président français Emmanuel Macron suit l’évolution de la situation

Selon l’entourage du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, « la situation » était « sous contrôle » vendredi midi à 13 heures (locales et GMT) à l’ambassade de France et à l’Institut français.

 

 

Le ministre a par ailleurs affirmé à la chaîne française LCI que « l’attaque visait bien l’ambassade de France » et qu’« il n’y avait pas de victime française, a priori ». Il a également précisé que « les assaillants [étaient] neutralisés ».
Emmanuel Macron est « tenu informé en direct par ses équipes de l’évolution de la situation » à Ouagadougou, alors que des attaques se sont produites au centre-ville où se trouvent l’ambassade de France, l’Institut français et l’état-major des armées burkinabè, a indiqué vendredi à l’AFP l’entourage du président de la République.

Le chef de l’État « suit très attentivement ce qui se passe » et « les ressortissants français présents à Ouagadougou doivent suivre les instructions de l’ambassade » en restant confinés, a déclaré l’Élysée.

13 h 5. La qualification d’attaque terroriste est confirmée par le gouvernement burkinabè

« Je pense que la qualification terroriste, on peut la donner. Maintenant les opérationnels nous diront ce qui s’est passé, quels sont les auteurs et comment cela s’est déroulé », a déclaré à la mi-journée Rémi Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement burkinabè.

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« Je pense que la qualification terroriste, on peut la donner. Maintenant les opérationnels nous diront ce qui s’est passé, quels sont les auteurs et comment cela s’est déroulé » Rémi Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement Burkinabè.

Les unités spéciales des forces de défense et de sécurité du Burkina Faso étaient toujours « en opération » vendredi en début d’après-midi, selon un communiqué du service d’information du gouvernement du Burkina Faso. Le journaliste de l’AFP a vu deux hélicoptères de la gendarmerie survoler la zone de l’ambassade.

 

 

13 heures. Le gouvernement burkinabè confirme les attaques en cours dans la capitale

« Quatre assaillants ont été neutralisés dans l’attaque de l’ambassade de France », a annoncé le gouvernement burkinabè dans un communiqué. « L’attaque armée a visé ce vendredi 2 mars 2017 l’ambassade de France au Burkina Faso et l’état-major général des armées », précise le gouvernement. « Aucun bilan n’est disponible » pour le moment.

« Les unités spéciales des forces de défenses et de sécurité sont en opération », affirme encore le gouvernement, qui enjoint à la population d’« éviter les zones de tir ».

12 h 50. La France confirme les informations d’attaques dont elle serait la cible

Le ministère de l’Intérieur français fait le point sur la situation à Ouagadougou : « Des fusillades ont eu lieu à Ouagadougou. Les forces de l’ordre sont en cours d’intervention et des mesures de sécurité renforcées pourraient être prises par les autorités, écrit le Quai d’Orsay sur son site internet. Il est recommandé de suspendre tout déplacement en ville jusqu’à nouvel ordre et de rester confiné dans un lieu sûr, respecter les consignes des autorités locales, se tenir informé de l’évolution de la situation, rassurer ses proches. »

 

12 h 15. La police burkinabè fait le point sur la situation dans la capitale

Dans ce communiqué, la police nationale informe l’opinion publique d’une attaque en cours dans la ville de Ouagadougou. Des attaques confirmées par la gendarmerie nationale par cette alerte : « Urgent# : des coups de feu et explosions au centre-ville de Ouagadougou. Gardez votre calme et évitez la zone de l’ambassade de France et l’état-major général des armées. Partagez avec nos unités toutes informations utiles. »

11 h 55. Plusieurs témoins affirment avoir entendu une explosion près de l’état-major des armées

Mais dans le même temps, d’autres témoignages font état d’une explosion près de l’état-major des armées et de l’Institut français à Ouagadougou, à environ un kilomètre de là, toujours dans le centre de la capitale burkinabè.

Il s’agit probablement d’une attaque terroriste dont l’ambassade de France et l’état major général des armées seraient la cible. La population a fuit le centre ville. Les forces de défense sont sur le terrain. Plusieurs barricades dressées

 

11 h 45. Des tirs entendus dans le centre de Ouagadougou près de l’ambassade de France

Des tirs intenses ont été entendus ce vendredi 2 mars au matin dans le centre de Ouagadougou, non loin de l’ambassade de France au Burkina Faso. Selon plusieurs témoins, cinq hommes armés sont sortis d’une voiture et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l’ambassade.
Les attaques vendredi matin dans la capitale burkinabè visent l’ambassade de France et l’Institut français, selon un message posté sur la page Facebook de l’ambassade. « Attaque en cours à l’ambassade de France et à l’Institut français. Restez confinés là où vous êtes », indique ce bref message, posté peu avant 11 heures GMT.

Attaque en cours à Ouagadougou. Consignes de prudence absolue à tous les compatriotes de rester dans un endroit sûr.

 

La capitale du Burkina a été ces dernières années à plusieurs reprises la cible d’attaques djihadistes visant des cibles fréquentées par les Occidentaux, et les attaques de groupes djihadistes contre des représentants de l’État (gendarmeries, écoles notamment) sont régulières dans le nord du pays, frontalier des zones instables du Mali.

Le 13 août dernier, deux assaillants avaient ouvert le feu sur un café-restaurant hallal, le Aziz Istanbul, situé sur la principale avenue de la capitale, faisant dix-neuf morts et vingt et un blessés. L’attaque n’a pas été revendiquée.

Le 15 janvier 2016, trente personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, avaient été tuées lors d’un raid djihadiste contre l’hôtel le Splendid et le restaurant Cappuccino dans le centre de Ouagadougou. L’assaut, donné par les forces burkinabè soutenues par des militaires français, avait duré une douzaine d’heures et l’attaque avait été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui l’attribue au groupe djihadiste Al-Mourabitoune.

Burkina Faso sait attaques Ouagadougou
Source: Le Point Afrique

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