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Lors des élections communales de novembre 2016 (ici à Bamako), certaines localités n'avaient pas pu élire leurs conseillers municipaux (photo d'illustration). © REUTERS/Adama Diarra

Ce que je pense… Duel de fissipares

 

Notre pays s’apprête à voter le 29 juillet prochain dans un climat sécuritaire des plus préoccupants avec son corollaire de morts, de blessés et de dégâts matériels importants. Pire, un conflit communautaire opposant des Peulhs (qui souffrent énormément à en croire nos informations), aux Donzos Dogons lourdement armés qui les tueraient et les spolieraient de tout. La situation au Centre du Mali est de nos jours préoccupants.

A Bamako, le gouvernement tente de prendre les choses en main pendant que la classe politique brille par son absence ce que certains qualifient de mutisme. « Ce qui  compte pour tout ce monde dont les acteurs pour la plupart, se connaissent bien puisque tous sont issus de la même moule ADEMAPASJ ; voire du mouvement démocratique au pouvoir depuis 1991 à nos jours, en clair depuis plus de vingt et sept ans, ne pensent qu’à conserver le pouvoir. Le mélodrame Peulh qui se déroule dans les régions du Centre (Mopti et Ségou), ne les émeut point », remarque cet observateur avisé. « Ce qui compte, qu’il pleuve ou qu’il neige, c’est d’accéder à Koulouba pendant que les populations des régions du Centre et du Nord, souffrent le martyr. Ils sont prêts cette fois-ci pour accéder au pouvoir, ces mêmes qui ressemblent à de vrais fissipares car, en guise de rappel, ce sont eux (le même groupe) qui  ont fait tomber le régime de l’UDPM en mars 1991 en le traitant de tous les noms d’oiseaux et sont toujours prêts à tout pour conserver ce pouvoir », poursuit mon interlocuteur très amer de la situation du pays.

Ce qui est vrai et clair, la conquête de Koulouba de cette année ressemble bien à un duel de fissipares qui sont prêts à tout pour atteindre le sommet de l’Etat.

Divisés en trois tendance, d’un côté la mouvance présidentielle autour du Président sortant, IBK dont les partisans qui semblent être bien soudés, ne jurent que de faire gagner leur porte étendard dès le premier tour cela au soir du 29 juillet prochain ; l’opposition radicale emmenée par le chef de file Soumaila Cissé de l’URD et son Directeur de campagne, Tiébilé Dramé, (une bête politique habitué à tel duel et dont les partisans jurent la main sur le cœur que cette année), c’est leur tour d’accéder à Koulouba et qu’ils n’accepteront jamais que leur victoire soit volée et enfin, les modérés rassemblés au  sein des « Bâtisseurs », (nouveau pôle politique de l’opposition), croient dur comme fer à une alternance sans cette vieille méthode de gestion du pays depuis près de vingt et huit ans, sans partage.

Le leitmotiv des maliens dans leur majorité, demeure un changement radical de mode de gestion du pays, donc d’équipe ; une sorte de sang neuf. Il s’avère que les deux tendances citées sus-dessus, ont déjà prouvé leur savoir-faire en matière de gestion d’Etat. Quant au troisième groupe, constitué à majorité de jeunes, travaille à avoir un candidat unique, à défaut, de réduire le nombre de candidats en leur sein afin d’avoir un poulain qui se qualifiera au second tour pour           affronter le Président sortant dont les partisans croient sérieusement à sa réélection dès le premier tour. D’où le slogan : Un coup K.O ! Ce que réfute l’opposition malgré ses divisions notoires.

La volonté affichée du gouvernement « drivé » par l’implacable et imperturbable SBM, d’organiser cette élection présidentielle le 29 juillet prochain, ne souffre l’ombre d’aucun doute. Avec l’arrivée des cartes d’électeurs biométriques et leur distribution, le vote des maliens prévu pour le 29 juillet prochain, arrive à grands pas. Les états-majors des différents candidats sont en ébullition ; l’armée se déploie même si dans certaines localités, l’autorité du pays n’est pas exercée.

Il revient au régime de juguler l’insécurité, voire la  contenir, une sorte de gage d’assurance pour les citoyens. Le déploiement de onze mille hommes (11 000) au Centre du pays, demeure un pari pour le gouvernement SBM afin de relever la tenue de cette présidentielle qui s’annonce sensible et importante entre le Président sortant et l’Opposition toute tendance confondue qui croit dur comme fer à une alternance sans le locataire de Koulouba.

Comme l’a titré JA à sa Une de sa parution du 27 mai dernier ; « Dernière ligne droite », le Président IBK aura forte à faire avec des têtes d’affiches de l’opposition telles que Soumaila Cissé de l’URD, Modibo Sidibé des Fare/NPP, Aliou Boubacar Diallo d’ADP Maliba, du Général Moussa Sinko Coulibaly, Oumar Mariko du parti SADI ou de Housseynou Amion Guindo, de la CODEM, Kalfa Sanogo, maire ADEMA de Sikasso.

Cette présidentielle constitue un triple défi pour  le régime IBK : Primo, organisationnel ; secundo, sécuritaire complexe et difficile et tertio, la réélection d’IBK en toute transparence afin d’éviter un conflit post électoral.

Ce que je pense Duel fissipares

Ce qui fortifiera notre démocratie.

Bokari Dicko

Source: Mali Demain 

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