Accueil Afrique A la Une : les derniers meetings à Madagascar avant la présidentielle

A la Une : les derniers meetings à Madagascar avant la présidentielle

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Hery Rajaonarimampianina, ancien président, a tenu son meeting, ce dimanche 4 novembre, à Antananarivo, avant la présidentielle prévue le 7 novembre 2018. Alexandra Brangeon/RFI

« Salle comble pour chacun des trois candidats favoris à l’élection présidentielle malgache, pointe Jeune Afrique, Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina – ainsi que pour le pasteur Mailhol -, samedi et dimanche à Antananarivo, où ils organisaient leur dernier meeting de campagne dans la capitale malgache, avant le scrutin du 7 novembre. »

« Dernière ligne droite décisive », s’exclame L’Express de Madagascar. « Après trente jours où les places publiques ont été envahies par les gesticulations, les opérations de charme, les palabres et les passes d’armes entre les candidats et leurs partisans, le moment est venu pour les électeurs de s’exprimer par la voie des urnes. »

Mais attention, souligne le quotidien malgache, « un stade rempli n’a jamais été la garantie d’un résultat électoral. Après trente jours de propagande ou même avant, chaque électeur a, probablement, fait son choix entre les trente-six candidats. »

La France contre-attaque en RCA

A la Une également : opération reconquête en Centrafrique. Opération lancée par la France pour retrouver son influence dans ce petit pays dévasté par la guerre civile et où les trois quarts du territoire échappent au contrôle de l’Etat central.

« Le message a été martelé par Jean-Yves Le Drian lors d’une visite express de vingt-quatre heures, jeudi dernier, à Bangui, la capitale, pointe Le Monde Afrique. En tête-à-tête avec le président Faustin-Archange Touadéra, avec son homologue des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane, en conférence de presse, en visitant un chantier humanitaire ou devant la communauté française… Paris veut donc reprendre la main dans son ancienne colonie, en lambeaux, où la Russie a déboulé il y a quelques mois en lançant des initiatives tous azimuts soutenues par Bangui et contrariant la France. En langage diplomatique, dans la bouche du ministre français des Affaires étrangères, cela donne : ‘J’ai toujours été là pendant les bons et les mauvais moments, tout le monde ne peut pas en dire autant’. Comprendre, la Russie. »

Alors, s’interroge Le Monde Afrique : « comment rétablir, ou plutôt instaurer, un semblant d’autorité dans ce pays charnière d’Afrique centrale voisin des deux Congo, du Soudan et du Tchad ? La France, aiguillonnée par la Russie qui surfe sur les critiques centrafricaines – variant, selon les circonstances, du néocolonialisme ou, à l’inverse, de ne pas vouloir ressusciter Sangaris –, la France est venue réaffirmer qu’elle ne se désintéressait pas de la question. Paris a donc sorti son chéquier : dix millions d’euros d’aide budgétaire directe. On ne peut pas dire que la méthode soit innovante dans ce pays que Paris a longtemps tenu sous perfusion. Ni que la somme mette en danger les finances françaises. Mais Jean-Yves Le Drian a pris soin de préciser, sans trop ménager les susceptibilités locales, que « cela correspondait à deux mois de salaires des fonctionnaires centrafricains« . Militaires compris. »

Intrusion « inacceptable ! »

En effet, relève Le Pays au Burkina, « Il est intéressant de relever que le voyage de Le Drian intervient alors que la Russie semble mettre un point d’honneur à jouer, depuis plus d’un an, un rôle déterminant en Centrafrique. Ainsi, elle a déjà livré des armes à ce pays après avoir obtenu la levée temporaire de l’embargo. La Russie participe aussi désormais à la formation de l’armée centrafricaine. De plus, poursuit le quotidien burkinabé, Moscou a réussi le tour de force d’initier à Khartoum des négociations avec les groupes armés. Autant de victoires, peut-on dire, à l’actif de la diplomatie russe. Et cela n’est pas de nature à plaire à l’ancienne puissance coloniale, la France, souligne le quotidien ouagalais. Cette ‘intrusion’ de la Russie dans ce pré-carré de l’Hexagone est d’autant plus inacceptable pour nos ‘ancêtres les Gaulois’ que la RCA représente pour ces derniers un double enjeu. D’abord, un enjeu géostratégique. En effet, le positionnement de ce pays au cœur du continent noir offre des opportunités intéressantes en termes d’installation de bases militaires. Et ce n’est pas le guerrier Vladimir Poutine qui va cracher sur cette aubaine. L’autre enjeu que représente la RCA est lié à l’immensité des richesses de son sous-sol. »

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Source: RFI

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