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Les lignes bougent au Centre du Mali : Les FAMAs et Barkhane à l’assaut des terroristes !

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Récupération d’armements lourds et légers, des munitions, de matériels explosifs, un véhicule, plusieurs motos et une dizaine de terroristes neutralisés. La liste est loin d’être exhaustive. Tel est le résultat déjà enregistré suite aux opérations conjointes  menées par les Forces Armées Maliennes et la Force Barkhane à Serma, secteur de Boni et à Dialoubé. Deux localités situées dans la région de Mopti. L’information a été donnée  vendredi 11 janvier 2019, à travers un communiqué de la Direction de l’Information et des  Relations Publiques de l’Armée (DIRPA).

Une dizaine de jours après la visite du président de la République à Koulongo au Centre du pays pour témoigner et adresser les condoléances de toute la nation, les lignes commencent à bouger dans la lutte implacable contre le terrorisme au Centre. Cela à travers des actions de ripostes militaires que judiciaire. Après l’action énergique de la juridiction de la région de Mopti, qui a déjà arrêté des suspects, l’armée malienne en collaboration avec la Force Barkhane  a encore frappé de façon très forte les terroristes.

Dans un communiqué mis sous presse à la date du 11  janvier 2019, la direction de l’Information et des Relations publiques de l’armée, a indiqué que les Famas et la force Barkhane mènent des opérations conjointes à Serma, secteur de Boni et à Dialoubé, deux localités situées dans la région de Mopti.

La DIRPA dans ce communiqué, informe qu’une fouille de la forêt à Serma a permis de récupérer dans la base des terroristes des armements lourds et légers, des munitions, plusieurs motos et des pièces de rechanges, du carburant, des matériels explosifs, une cuve d’eau de 300 litres. De même que des  documents de divers sortes, plusieurs téléphones et des véhicules, dont un détruit.

Quant à Diouloubé, le communiqué note qu’une dizaine de terroristes ont été neutralisés suite à des frappes aériennes dans la journée du 10 janvier 2019.

SBM rejette l’hypothèse de conflit intercommunautaire et s’explique !

«  Les violences entre les communautés sont un mode opératoire privilégié  des terroristes pour favoriser leur expansion ». Ces propos, sont de Souméylou Boubeye Maïga interpellé par les élus de la nation à l’Assemblée Nationale suite à l’attaque contre des peulhs à Koulongo.

En effet,  toute la nation malienne a été endeuillée, au début de ce  nouvel an par  un carnage perpétré par des hommes à l’apparence de ‘’ Donso’’( chasseurs traditionnels) contre un village peuhl, Koulongo au centre du pays. Le bilan est lourd.  Il fait état de 37 morts.

Avec un angle d’analyse diffèrent, mais bien pertinent le  PM Maïga maitrisant bien ce sujet,  a souligné que cette attaque n’a rien d’un conflit intercommunautaire. « Partout où je suis passé au centre du pays, les populations ne sont pas parvenus à m’expliquer clairement l’objet de ces récents conflits » a-t-il témoigné

En 2018, révèle-t-il, les terroristes ont suscité 5 617 cas de violence intercommunautaire respectivement  au Nigeria, au Ghana et au  Mali. Sur ce total, il dira que le Mali seul a enregistré 52 cas, soldés par des milliers de victimes, dont les derniers sont celles de Koulongo.

Aux dires  du PM, c’est après avoir compris les causes de ce phénomène que le gouvernement a décidé de renforcer  son effectif militaire présent au centre du pays. Une zone devenue à la surprise générale le théâtre des opérations  d’organisation et d’exacerbation de conflits communautaires, autre fois caractérisés par le foncier et la transhumance.

A cet effet, il dira que les autorités ont déployé 13 000 hommes au centre du pays. Cela a conduit, non seulement à la récupération de certains espaces perdus, mais aussi à faire reculer les terroristes infiltrés au sein de la population.

Ces opérations de vigueur des Famas et de la force Barkhane vont donc couronner de succès tous ces efforts du Gouvernement. Car, pour ne pas permettre aux terroristes de troubler la quiétude et le vivre ensemble des communautés, la seule solution et de les anéantir jusque dans leurs derniers retranchements.

Par Moïse Keïta

Source: Le Sursaut

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