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Loi «anti-casseurs»: abstention record des députés LREM à l’Assemblée

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Cinquante députés se sont abstenus lors du vote à l'Assemblée sur la loi «anti-casseurs» (illustration).

Le projet de loi « anti-casseurs » a été adoptée en première lecture ce mardi 5 février à l’Assemblée nationale, par 387 voix contre 92. Au sein de la majorité, 50 députés se sont abstenus.PlayCurrent Time0:00/Duration Time0:00Loaded: 0%Progress: 0%0:00Fullscreen00:00Mute

Jamais dans sa courte vie le parti La République en marche n’avait vu un tel nombre d’abstentions dans ses rangs. Lors du passage en première lecture du projet de loi « anti-casseurs » ce mardi, 50 députés de la majorité se sont abstenus. A titre de comparaison, ils n’avaient été que 14 à s’abstenir et un seul à voter contre lors de l’examen de la loi asile-immigration en avril dernier.

Cette fois, aucune voix contre au sein du parti présidentiel. Ce qui rassure Gilles Le Gendre, chef de file des députés LREM : « L’abstention traduit véritablement un certain nombre d’hésitations de la part de mes collègues. Hésitations respectables. Mais ce qui compte pour moi, c’est qu’il n’y a eu aucun vote contre et que le texte est aujourd’hui voté. »

La députée Sonia Krimi fait partie des absentionnistes.

On compte sur le travail de la navette parlementaire pour améliorer la version définitive de la loi.Sonia Krimi, députée LREM qui s’est abstenue

« Il n’y a pas de malaise », promet Gilles Le Gendre, la main sur le cœur. Mais le vote d’aujourd’hui fera date. L’aile gauche du parti s’est fait entendre. Et ce groupe des 50 espère bien peser lors du retour du texte à l’Assemblée après son passage au Sénat où la droite devrait encore le durcir.

Outre les interdictions de manifester pouvant être prises par les préfets, sous peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende en cas d’infraction, le projet de loi prévoit la possibilité de fouilles pour trouver des « armes par destination », sur réquisition du procureur, et encore le principe du « casseur-payeur ». La proposition de loi retournera au Sénat dès le 12 mars pour une deuxième lecture, le gouvernement, qui l’a reprise à son compte début janvier, souhaitant une adoption définitive rapide dans le contexte des manifestations récurrentes des « gilets jaunes ».

Quand on commence à interdire aux citoyens de manifester, on n’est pas sur la bonne route. Et c’est plus qu’inquiétant.Loi «anti-casseurs»: la CGT et les «gilets jaunes» vent debout

RFI

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