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Affaire du mandat d’arrêt contre IYAD: un piège pour les autorités de la transition

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La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre le chef terroriste, Iyad Ag GHALY, pour des supposés ’’crimes de guerre et crimes contre l’humanité’’ commis au nord du Mali entre janvier 2012 et janvier 2013.

Figure de proue du mouvement terroriste au Mali et au Sahel, Iyad Ag GHALY n’a jamais été retrouvé ; malgré l’intervention des forces internationales au Mali. Quelles sont les chances pour mettre la main sur le chef terroriste ? Les autorités actuelles de la transition doivent-elles faire confiance à la justice internationale ?

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont rendu public ce vendredi 21 juin 2024, un mandat d’arrêt contre l’un des principaux chefs djihadistes du Sahel, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. De l’avis de la CPI, ils auraient été commis ces crimes, pour l’essentiel, dans la légendaire ville de Tombouctou, au Mali, entre janvier 2012 et janvier 2013, selon le communiqué de la CPI.Car, en vertu du droit international, il incombe au gouvernement malien de garantir la justice pour les crimes les plus graves.

Surtout que la pratique a démontré que le mandat d’arrêt international de la CPI concerne les exactions, les meurtres et dictatures et autres crimes contre l’humanité, généralement commis dans les pays du tiers monde. Ce qui fait que les mandats d’arrêt de la CPI sont appliqués aux dirigeants des pays les moins puissants militairement.

Cette situation fait croire à des observateurs avertis qu’à la suite de Iyad Ag GHALY, des mandats similaires de la CPI pourraient être émis contre des dirigeants militaires maliens actuels.

En tout cas, nous avons vivace à l’esprit les sanctions américaines contre la hiérarchie et certains officiers maliens en juillet 2023.

Ces sanctions visent trois gradés de l’armée malienne, à savoir : le colonel Sadio CAMARA, ministre de la Défense ; le colonel Alou Boi DIARRA et le lieutenant-colonel Adama Bagayoko, tous deux responsables dans l’armée de l’air.

Dans un communiqué, Washington avait déclaré avoir fait «de preuves montrant que ces responsables maliens ont contribué aux activités malveillantes du groupe Wagner au Mali», dans un communiqué du Trésor américain.

Pour rappel, Iyad Ag GHALY dirige le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, qui opère au Mali, au Burkina Faso et au Niger et est accusé d’innombrables attaques contre les armées nationales et d’exactions contre les populations civiles.

Chef rebelle touareg radicalisé, aussi connu comme « Abou Fadl », il avait fondé en 2012 le groupe Ansar Dine qui a envahi et occupé Tombouctou.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info Matin

 

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