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Sommet sans incidence économique et politique sur le continent africain : Fin du folklore, les Maliens face aux dures réalités de la vie quotidienne

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Le Sommet Afrique-France ou France-Afrique, selon notre convenance, est maintenant terminé, Dieu merci sans incident majeur. Eh oui, le sommet où la France seule rencontre les 54 États de l’Afrique pour parler, dit-on, de la paix, du partenariat et de l’émergence est bel et bien terminé. Il s’agit bien sûr de cette France, spécialiste de la duplicité et créatrice de la presque totalité des crises sur notre continent.

Maintenant, les Maliens doivent faire face aux dures réalités de la vie avec son corolaire des rues insalubres et le souci constant de boucler les fins du mois. Contrairement à toutes ces promesses faites par nos hautes autorités, qui prédisaient la solution miraculeuse à tous les problèmes de nos concitoyens avec l’organisation de cette assise.

D’autres diront que l’organisation de ce « marché des Africains » dont la France est la seule acheteuse marque le retour de notre pays sur la scène internationale. Rien de tout cela, le monde entier continuera à garder du Mali l’image d’un pays où les gouvernants manquent de vision et peinent à répondre aux préoccupations réelles des gouvernés.

Gardons nos pieds sur terre, le Mali restera aux yeux des nations sérieuses, un pays gangrené par la corruption, la gabegie, le trafic d’influence, le népotisme, l’implication de la famille présidentielle dans les affaires publiques, l’institutionnalisation de la première dame. Cela relève de l’utopie de penser que l’organisation de cette rencontre fera ombrage à toutes ces attitudes de nos dirigeants qui sont contraires à l’éthique des pays soucieux de l’avenir de leurs citoyens surtout le Mali qui traverse une crise existentielle depuis 2012.

Ils sont nombreux les inconditionnels de l’actuel régime, à court d’arguments, qui font croire que l’organisation de la 27ème édition du sommet Afrique-France au bord du Djoliba est l’œuvre de Sa Majesté le roi IBK. Alors que ce dernier dans son intervention a indiqué clairement que le président français François Hollande a voulu et décidé que le sommet se tienne au Mali. Comme pour nous dire que le Mali est un département français dont le seul maitre à bord reste François Hollande. En effet, le tout était décidé et imposé par la France même les questions les plus élémentaires, car le sommet est avant tout l’affaire de la seule France. Cette déclaration du prince de Sébénikoro prouve que par ses soins le Mali a souscrit au cercle infernal du néocolonialisme français.

Le sommet de tous les folklores et de divertissements est terminé, retournons à nos activités quotidiennes, car sa valeur ajoutée est nulle et ne se sentira jamais dans la politique économique de différents pays africains. Il aura ainsi permis à la France de se repositionner en Afrique à travers la consolidation de ses intérêts et l’appauvrissement de notre continent.

L’organisation de la dernière édition de la rencontre de la France face à toute l’Afrique a eu le mérite d’afficher une fois de plus l’amateurisme de la commission d’organisation à la limite son manque de sérieux. Les plaintes ont fusé de partout tant au sommet préparatoire dénommé le forum des jeunes qu’au sommet des chefs d’État.

S’y ajoute l’épineuse question de l’accréditation pour les journalistes locaux afin d’assurer la couverture médiatique de l’évènement. Comment peut-on comprendre qu’après plusieurs mois de préparation la commission d’organisation soit incapable de mettre à la disposition des journalistes maliens des accréditations en bonne et due forme ?

Les journalistes de la chaine nationale chargés de la couverture de l’arrivée des Chefs d’État ont également livré un spectacle étonnant caractérisé par des tâtonnements et des improvisations. Nos confrères de la « passion du service privé » ignoraient la biographie de certains présidents ainsi que l’histoire de certains pays invités.

Le folklore du sommet est bien fini, l’ancienne métropole a eu son compte, la vie reprend son cours, sans perspective réelle pour les Maliens. Personne ne fera le Mali à la place des Maliens.

 

Source: Le Pays

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