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IBK 4 ans après mal persiste

Réforme institutionnelle : un Sénat, pour quoi faire ?

IBK, lors de ses vœux à la nation, a fait état de la création d’un futur Sénat consacrant au Mali le bicaméralisme. À dire vrai, contrairement à la transformation de notre représentation à l’Unesco en délégation permanente, et à la création d’un consulat général à Lyon, la volonté d’IBK n’est pour rien dans la création du Sénat. C’est à la force du canon que nos rebelles ont obtenu cette création lors de la signature de l’accord de paix. Le Mali qui manque de l’essentiel n’a que faire de cette institution de trop. Qu’à cela ne tienne, le Mali peut limiter les dégâts.                                                                                        

Le Sénat sous l’empire romain, en France, le Conseil des anciens aujourd’hui Sénat, aux USA, la représentation équitable, deux sénateurs par Etat, soit cent (100) sénateurs en tout, répondent à des considérations historiques. Les histoires de ces coins du monde ne sont les nôtres. Mais comme la défaite militaire a un prix, payons-le. Mais payons-le avec intelligence et patriotisme. Profiter de cette réforme comme pour le mandat présidentiel en limitant les mandats des députés et sénateurs à deux. Dix ans suffisent pour chaque parlementaire de prouver de quoi il est capable.

Comment limiter les dégâts 

Il faut que les futurs sénateurs ne soient pas élus au suffrage universel direct pour limiter leur légitimité. Il faut élire au maximum 4 (quatre) sénateurs par région soit 44 (quarante-quatre). Le Mali comptant 10 (dix) régions donc 11 (onze) avec le District de Bamako. 4×11=44 (quarante-quatre). Donner les attributions actuelles du Haut conseil des collectivités territoriales au Sénat, et partant, abolir cette structure. Se rabattre sur le personnel du Haut conseil des collectivités territoriales pour constituer l’administration du Sénat. Pas un recrutement de plus, encore moins de faux stagiaires ou de bénévoles déguisés.

Ramener à peu près à quatre-vingts le nombre de députés soit le nombre existant avant la chute de Moussa Traoré ou au moins faire en sorte que le nombre de sénateurs et celui de députés réunis ne puissent dépasser 147 (cent quarante-sept), le nombre actuel de députés.

Les Maliens doivent comprendre qu’en créant une autre horde de privilégiés, au lieu de l’ancrage démocratique tant voulu, ce sont les revendications catégorielles qui auront de beaux jours, notamment des personnels de santé, des enseignants et des magistrats, répétons-le.

Il est temps pour l’élite de gouvernance de comprendre que chaque réforme peut à la fois avoir des côtés négatifs et positifs. C’est basique, apparemment, notre élite de gouvernance ne le sait pas.

Par ailleurs, sur un tout autre plan, la création d’une centrale d’achat unique est une très bonne chose. Seulement, il faudra rendre son fonctionnement le plus transparent possible. Permettre à toutes les structures de contrôle, en temps réel, de savoir exactement ce qui se passe sur telle commande publique, et au bureau du Végal de rendre obligatoirement un rapport public par semestre pour cette nouvelle structure.

Nous savons un Mody Ndiaye de l’URD très dubitatif à ce sujet. Il n’a pas trop d’ardeur pour la création de cette centrale d’achat et ne propose rien, lui, ce grand expert !  Mais, comprenons-le. Que Dieu sauve le Mali du régime corrompu d’IBK et qu’il nous épargne aussi des vautours tapis dans l’ombre prêts à achever le Mali. Oui, à une centrale d’achat, qui permette de mettre fin à la magouille affairiste au sein des départementaux ministériels. Que Dieu éloigne des responsabilités celles et ceux qui ont une faim future et prêts à (ré) dépouiller le Mali.

 

Source: Le Reporter

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