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Les salaires maliens se raréfient

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salaires maliens raréfient

 

L’irrégularité des salaires devient de plus fréquentes et, d’un mois à l’autre, le trésor malien empiète considérablement sur les dates habituelles de paiement. Les fonctionnaires sont ainsi entrés dans la nouvelle année avec un retard de deux longues semaines et craignent tout naturellement qu’à ce rythme le cumul des semaines n’atteignent des mois et un retour progressif aux effroyables époques du régime de Moussa Traoré. Les autorités ont beau expliquer que le retard est dû à un basculement du système vers le mode budget-programme, la crainte des salariés ne se justifie pas moins par la récurrence d’un phénomène qui s’est annoncé depuis quelques temps.

Le ministre des Finances aux anges

Jamais un ministre des Finances n’a été aussi  comblé que Dr. Boubou Cissé. En plus de gérer la cagnotte publique, il vient d’être gratifié d’un nombre conséquent structures rattaché à son département où il tend à battre tous les records de longévité.

Parmi les structures en question on peut citer la très stratégique direction nationale des domaines qu’il disputait naguère encore au ministre des Affaires foncières. Ce dernier étant largué du gouvernement à la faveur du récent remaniement ministériel, son successeur n’a opposé aucune réserve à l’affectation du service au ministère de l’Economie et des Finances. L’autre service revenu à l’Hotel des Finances n’est autre que l’ONAP, une structure attendue du côté du département du pétrole occupé par Tiemoko Traoré. C’est à la surprise générale en effet que l’Office Nationale des Produits Pétroliers a échappé au ministre du pétrole au profit du Dr Cissé. Lequel mérite sans doute le qualificatif de super-ministre s’il faut en juger par le nombre de services sous son contrôle.

Dogons et Peuls à couteaux tirés dans le centre du Mali 

Pendant que les autorités cherchent la solution à la grande équation du Centre du Mali, elle pourrait se compliquer davantage par la recrudescence d’une autre autre de ses dimensions. Il s’agit de risques d’affrontements très imminents entre les communautés Dogons et Peuls. Les deux parties, de source bien introduite, se regardent depuis quelques jours en chiens de faïence. En cause, un rappel des troupes très belliqueux du côté de sédentaires du cercle de Koro, qui ont sans ambages informé la partie opposée de leur intention d’attaquer tous leurs villages environnants. La menace voisine, selon toute évidence, est prise très au sérieux de côté peul dont les cadres à Bamako commencent à sonner l’alerte sur la tension ambiante. Il va sans dire que les communautés peules se trouvent également sur le qui-vive et prêt à riposter en cas de tentative de nettoyage. Quoi qu’il en soit, la situation n’est que du pain béni pour les adeptes du prêcheur d’Amadou Kouffa prêts à se glisser dans n’importe quelle brèche pour brouiller les cartes.

Les ordures reviennent en force 

Chassez le naturel il revient au galop. Cette maxime convient bien à la Commune IV de Bamako où les autorités montrent à nouveaux des signes de faiblesses face à l’invasion des ordures. La montagne d’immondices naguère vaincue de haute lutte à Lafiabougou y fait progressivement une résurgence en force et le volume a aujourd’hui peu de choses à envier aux proportions alarmantes d’il y a quelques années. Tout cela devant le regard impuissant d’autorités communales réduites à s’accommoder des conséquences néfastes de l’insalubrité sur la santé des populations surtout qu’elles n’ont souvent d’autres choix que de brûler les ordures pour s’en débarrasser. Avec tout ce que cela comporte de danger respiratoire pour les populations environnantes ainsi N’DI que les passants. Comme par coïncidence, la reconstitution de la montagne artificielle de la Commune IV intervient à un moment où Bamako, la vitrine du pays, est désignée comme l’une des villes les plus insalubres du continent africain.

 

L’heure de la re-islamisation à Ségou 

La récente descente des djihadistes dans cette séparée de Ségou par le fleuve rappelle vraiment l’âge de l’islamisation sous Elhaj Oumar Tall. Nos rapportent en qu’il y a une dizaine de jours, un vendredi, une colonne de combattants y ont fait irruption en rasant cap sur la mosquée où ils étaient étonnés de constater l’absence criante de fidèles. De quoi provoquer l’ire des barbus qui ont aussitôt sonné le rassemblement,  y compris dans les rangs des nombreux citoyens de la contrée ayant préféré les travaux champêtres aux obligations religieuses. Il ne se sont pas contentés de les faire prier de force. Ils ont aussi laissé des consignes à l’imam et au chef de village de veiller à l’assiduité de leurs sujets au lieu de culte. Faute de quoi, la sanction pourrait être des plus meurtrières, auraient-ils ajouté. Et, depuis, la mosquée de Farako ne désemplit plus, rapporte notre source.

Quand Mahmoud parle de mal-gouvernance…

Entre le Prêcheur Mahmoud Dicko et son ami IBK la rupture longtemps pressenti est désormais définitive. Le président du Haut conseil islamique en a pour le moins donné confirmation lors de sa récente sortie très musclée sur les ondes de RFI. Naguère réservé, M Dicko est totalement sorti de sa retenue pour s’en prendre directement à la gouvernance d’IBK. Ce faisant, il faut dire que le président du HCIM sait vraiment de quoi il parle. Chouchouté et cajolé au plus haut niveau, il vient d’être gratifier d’une juteuse mission de médiation à l’intérieur du pays en vue d’impulser le dialogue entre les islamistes et les pouvoirs. Ladite mission, selon certaines langues, aura coûté au trésor public la bagatelle de 250 millions alors que Mahmoud Dicko en est retourné bredouille sans faire bouger les lignes. Dans un système axé sur le résultat, cela aussi s’appelle mauvaise gouvernance.

ATT de nouveau porté disparu 

Accueilli en grande pompe après son long exil volontaire à Dakar, ATT ne semble guère retrouver les saveurs de la patrie. Son bref passage au bercail se sera résumé à une exhibition publique à Bamako, puis à Mopti où il s’est recueilli sur la tombe de ses parents et rencontré certains proches. L’ancien président s’est ensuite livré à quelques audiences avec d’anciens collaborateurs avant de s’éclipser à nouveau pour Dakar. Attendu à Bamako pour un retour définitif, ATT a visiblement repris goût pour la quiétude sénégalaise. Vérification faite, il nous revient que l’ancien président a engagé un nouvel épisode d’exil qui consiste à se dérober des nouvelles tâches qu’on tente de lui assigner contre gré : jouer un rôle déterminant dans la résolution de la crise malienne. Après savoir reconquis son honneur et sa dignité que lui arrachés le putsch stupide de 2012, Amadou Toumani Touré ne souhaite plus s’exposer publiquement.

Qui d’IBK ou d’AIM a réellement trahi ?

Décidément les tragédies de trahison collent à la peau du Président IBK, un adepte de la victimisation qui semble en mal de matière à moudre. Le spectre est une fois de plus réapparu dans le sillage de sa séparation d’avec l’ancien Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga. Il nous revient sur contrairement à ses allégations d’un divorce à l’amiable, leurs rapports ont bel et bien frôlé le clash lorsque le chef du gouvernement avait présenté sa lettre de démission. Selon nos sources, le président de la République très surpris par la promptitude de la décision, n’a pu s’empêcher de réagir en ces termes : «Tu m’as trahi ! ». Au fait, ajoute notre source, il ne s’attendait point à ce que AIM affiche autant de raideur sur son refus de conduire un gouvernement où figurent Bocari Treta et Soumeylou Boubeye Maiga comme ministres d’Etat. Chose corroborée par les propos confiés à ses interlocuteurs de l’Adema auxquels il a confié, au lendemain de la démission d’AIM, qu’il est désormais seul et qu’il urge de mettre en place un nouveau gouvernement.

La mémoire de la mémoire de la secrétaire Fanta Fofana profanée à Koulouba

Même les liens d’amitié privilégiés entre le chef de l’Etat et son père ne lui ont pas valu d’être évoqués à Koulouba, lors de la présentation de vœux du personnel au président. Il s’agit de la standardiste Fanta Fofana dont le corps sans vie a été retrouvée dans l’enceinte du Palais, peu avant le nouvel an. Gêne, négligence ou respect pour les circonstances de sa mort ? En tout cas, l’employée victime d’assassinat aura été une deuxième fois tuée par ses collaborateurs de Koulouba. Nul d’entre eux n’a jugé inopportun de faire un rappel de sa mémoire et de prier pour la jeune femme tragiquement arrachée à la vie dans fleur de l’âge. Tous ont préféré le silence à l’audace d’évoquer un événement qui ternit l’image d’un Palais que cet épisode dramatique a transformé en scène de crime.

Rassemblées par la Rédaction

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Source :Le Témoin

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